J’ai eu ma leçon.

Plus jamais je ne ferai preuve d’arrogance quant à la météo de voyage. Jamais!

Ainsi donc, puisque les accusations d’avoir fait tourner notre chance pour le pire, je céderai donc les commandes du blogue à Véronique. Vous vous souvenez, celle qui nous avait fait des biscuits ?

Peut-être que le beau temps va revenir de cette manière ?

“Toute personne ayant déjà voyagée sait qu’on ne peut passer au travers de ce genre d’expérience sans quelques mésaventures. Après avoir été chanceux lors de notre première semaine à vélo où les conditions météorologiques étaient en notre faveur et où les réparations de vélos étaient minimes, notre voyage a pris rapidement une toute autre ampleur au cours des derniers jours.


Les lunettes fumées et la crème solaire ont rapidement été remplacées par les imperméables, mais l’attitude positive de mes co-voyageurs ne semble pas vouloir s’éteindre.


Pendant que les réparations commencent à s’accumuler, notre répertoire musical aussi commence à s’allonger. Étonnement, nous n’avons pas seulement des cyclistes dans notre groupe, certains sont également doués en cyclo-chant!!


Le voyage est maintenant à moitié complétée et la chimie de groupe est bien installée, mais il faut dire que c’est lors de situations plus difficiles que nous apprenons encore mieux à se connaître. Nous étions de passage dans le village de Cuqueron où les montées et les descentes s’enchaînaient lorsqu’une chute n’a malheureusement pas pu être évitée. Nos cuisses ont durement été mises à l’épreuve au cours de la journée à force de monter, mais c’est surtout notre morale qui a été atteint par la nouvelle de l’incident d’un membre de notre équipe.

Cette mésaventure nous a permis de connaître nos coéquipiers sous un tout autre angle. La force de certains a su aidé la fragilité des autres en cette situation plus difficile. Depuis le début du voyage, chaque fou rire n’attend pas l’autre et cette situation n’a pas empêché une fois de plus d’en avoir quelques-uns pour relaxer l’atmosphère surtout à l’annonce de Jérôme. Nous devions remonter la côte de 2 km que nous venions tout juste de descendre pour rejoindre l’autre partie du groupe. Une chance qu’un bon café et un gâteau Basque nous a redonné de l’énergie avant de retrousser chemin.


Malgré ces dernières journées plutôt mouvementées, l’image que je souhaite conserver de cette mésaventure est l’arrivée au camping où le sourire et le sentiment d’accomplissement étaient présents même si l’objectif de la journée n’avait pas été atteint. La journée de congé sera bien méritée pour tous!”

À très bientôt!