Bonjour, bon matin!

Depuis une semaine environ, la météo s’est franchement améliorée. Ça mérite d’être souligné puisque c’est le principal facteur d’influence sur le déroulement d’une journée. Lorsqu’il fait beau, même avec un vent de face, tout se fait plus rapidement. À l’opposé, la pluie nous fait dépenser plus d’énergie pour nous garder au chaud, les pauses sont plus longues, bref, on finit assurément plus tard.

En fait, il ne fait pas nécessairement plus beau, c’est simplement le retour du climat bipolaire écossais. Et on est devenu franchement plus dur à impressionner. Il commence à pleuvoir? Plus personne ne se donne la peine de sortir les imperméables et les couvres-chaussures, on sait que ça risque de cesseer dans les 30 minutes… avant de recommencer un peu plus tard. Il n’est même plus rare de se faire pleuvoir dessus avec un ciel bleu au dessus de la tête. Ou encore une prévision de soleil, mais avec 80% de p.d.p.

Côté condition physique, c’est A1. Suite à une recommandation de gens d’un magasin de vélo à Aberdeen, nous avons modifié notre itinéraire légèrement. Pour dire vrai, les Bike Shop sont une mine d’or d’information. Eux seuls connaissent à fond les routes et les meilleurs itinéraires cyclables. On leur fait tellement confiance qu’une journée de 60km s’est transformée en journée avoisinant les 110km.

Pourquoi quasi-doubler la distance quotidienne? Beauté du paysage premièrement, mais également puisque cela nous faisait passer par Portnoy, qui a la réputation d’avoir la meilleure crème glacée d’Écosse. Et on niaise pas avec ça, la crème glacée. Je n’ai malheureusement pas de photos à l’appui, mais sachez que les deux cornets que j’ai pris étaient à la hauteur des attentes. Pourquoi juste deux si c’est la meilleure en Écosse, me demandez-vous? Eh bien il était 10h00 en matinée, et on sortait du déjeuner au château (voir article “Sauf une fois au Château”)

Certains (plusieurs) ont poussé la note jusqu’à demander leur crème glacée sur un étalage de gaufres. Une semaine plus tard, aucun cas de diabète de type II n’a été dépisté.

Cornets aidant, les 110km se sont “avalés” avec le sourire, bien que la grande majorité ont été parcourus avec un solide vent de face. Impressionnant!

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Hier, c’était le début de la route vers le sud à partir d’Inverness. Nous cessons donc de longer la côte, pour “couper” à l’intérieur des terres. Cela signigie aussi le début du retour vers Glasgow, puisqu’il ne reste que 3 jours de vélo (en date d’aujourd’hui) avant la fin. Notre route nous a fait longé le mythique Loch Ness.

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Rien à signaler côté montre marin, mais on peut vous dire une chose: ça brasse sur ce lac là!

Les nuages sont emprisonnés par les montagnes, c’est donc gris, menaçant et le vent cause pas mal des vagues et des remous. Le passage par le Loch Ness était aussi le début de l’Écosse “touristique”. Les successions d’autobus de voyageurs qui prennent leur photo et qui repartent. Et qui parfois nous observent comme des animaux dans un zoo tellement nos réalités sont différentes.

Par contre, la “vraie” Écosse s’est révélée en fin de journée. Personne n’osait vraiment l’admettre, mais nous étions tous un peu resté sur notre faim jusqu’à présent. Entendons-nous, absolument tout ici à un charmant unique, les gens, les villages, les routes, etc. Cependant, si vous Googlez le mot “Écosse”, la banque de photos suggérées font davantage référence à du vert, du sauvage, du désertique. Bref, du Highland.

Une longue ascension d’une quizaine de kilomètres a réglé le cas de nos appétits highlandiques. Il avait beau pleuvoir, faire trop froid, le verdict est unanime: “C’est ça qu’on est venu voir!”

Des montagnes où le vent empêche les arbres de pousser, des routes sinueuses à flanc de montagne. Ajoutez à cela toutes les comparaisons possibles avec l’Islande ou Terre-Neuve et ça donne une ambiance “le ciel va nous tomber sur la tête”.

Et croyez-moi, fallait que ce soit beau pour qu’on soit content de même d’être au sommet puisqu’il faisait tellement mauvaise que les gens ne prenaient même pas la peine de sortir de leur véhicule pour prendre leurs photos.

Mention spéciale à Ariane Brodeur, qui lors du dernier segment de la montée a appuyé sur l’accélérateur pour clancher un duo cycliste provenant de Suède sous les applaudissements de notre gang. C’est pas une course, mais… Précisons que les Suédois roulaient sans bagages. Et que ça faisait un moment qu’ils montaient à pieds tellement c’était dur.

Yes, Sir, on est fort de même.

Cheers!

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